Nos étudiant.e.s ont du talent #1 Portrait de 5 étudiantes sportives de haut niveau

Victoire, Awa, Idjy, Emilie et Eugénie concilient études et sport de niveau.

Ce dimanche 24 janvier, c’est la journée internationale du sport au féminin. A cette occasion, nous inaugurons une nouvelle rubrique du Couteau Suisse dans laquelle nous souhaitons mettre en avant, les talents parmi les étudiant·es de la HE Vinci. On commence donc avec 5 athlètes de haut niveau.

Prenons le temps de découvrir ‘qui est qui‘ et ensuite cap sur une séance de questions/réponses.

D'abord, faisons les présentations...

Victoire ARNAUD – Kinésithérapie

  • Hockey sur gazon
    Royal Wellington et Equipe nationale de France A
  • Prochains objectifs : maintien en division d’honneur avec le Wellington et qualification pour les JO de Paris 2024 (équipe de France)

Awa SENE – Logopédie

  • Athlétisme – Haies
    Championne de France 2018 – Equipe de France
  • Prochains objectifs : Championnat d’Europe d’athlétisme en salle en mars 2021 et JO Tokyo 2021

Idjy BENTEIN – Kinésithérapie

  • Softball                                                            Brussels Kangaroos – Softball Elite – Equipe nationale belge de softball
  • Prochain objectif : Championnat d’Europe de softball

Emilie MUSCH – Kinésithérapie

  • Rugby à 7                                                           Rugby Club La Hulpe et Equipe nationale belge de rugby à 7
  • Prochain objectif : tournoi de qualification pour accéder au championnat mondial en avril 2021

Eugénie VAN HEES – Kinésithérapie

  • Hockey                                                                          KHC Leuven – Koninklijke Hockey Club Leuven
  • Prochain objectif : créer une équipe solide

 

Elles répondent à nos questions...

Comment concilies-tu tes études et ta pratique sportive ?

En tant que sportive de haut niveau, chacune bénéficie du statut d’étudiant à besoins spécifiques. Cela lui permet d’aménager son programme pour qu’il soit adapté à son planning d’entraînement ou de compétition. Tu ne connaissais pas le service Accompagnement des besoins spécifiques au sein de la Haute Ecole ? On t’invite à aller te renseigner ici.

« J’ai décidé de réaliser ma deuxième année de kinésithérapie en 2 ans afin de pouvoir concilier au mieux les 2. Ainsi, je peux prendre le temps de travailler et de pratiquer mon sport même si, honnêtement, c’est très difficile. »  – Victoire

« Il faut beaucoup d’organisation de la part de l’étudiant et une certaine flexibilité de la part de l’école. En temps normal, la journée je suis en cours, en fin d’après-midi je vais à l’entraînement et le soir je révise le cours ou je me mets à jour pendant que je mange. »Awa

« En programmant au mieux les semaines dès que je reçois la charge de travail (entraînements) pour la semaine à venir. A l’heure actuelle, avec les cours à distance, c’est un peu plus facile, ça laisse plus de liberté. Au niveau des cours pratiques, par contre, c’est un peu plus compliqué. Grâce au statut Adeps et statut ABS au sein du Parnasse, j’ai eu la possibilité de déplacer des TP’s. Notamment pour les lundis après-midi (jour d’entraînement collectif avec l’équipe nationale). »Emilie

« Je me donne à fond dans tout ce que j’entreprends, je suis les cours, en rentrant j’étudie et puis je pars aux entraînements. J’essaye d’être le plus régulière possible et d’avoir le moins de retards possible. J’ai également beaucoup d’aide de mes camarades de classe. » Eugénie

Comment fais-tu pour conserver ta motivation à t’entrainer en l’absence de compétition ?

Certaines d’entre elles continuent à s’entrainer en équipe réduite, d’autres sont privées d’entraînement à cause de Covid-19. Néanmoins, toutes veillent à se maintenir à niveau afin d’être prêtes au moment où les compétitions reprendront.

« Même s’il m’est impossible d’avoir une vision sur la fin de la saison et les compétitions à venir, je me dis que je travaille pour moi-même, pour me dépasser et pour être prête le jour où nous retrouverons le chemin des compétitions. »Victoire

« Je suis en kinésithérapie donc j’ai des entraînements sportifs prévus avec l’école, ce que j’adore ! Mais de mon côté, j’essaie de me maintenir en forme en allant courir ou en faisant des exercices à la maison comme de la musculation. »Idjy

« On ne sait pas de quoi est fait demain : il faut garder en ligne de mire nos objectifs sans savoir s’ils seront maintenus ou pas. Ce sont ces objectifs qui vont nous permettre de rester motivé. »Awa

« Ce n’est pas toujours facile mais les coéquipières sont présentes. On s’organise pour faire des séances à plusieurs : pour se challenger, papoter et rester motivées. Les coaches nous poussent à rester motivées en nous disant que les autres nations s’entraînent aussi et que nous devons être prêtes, si on nous dit qu’il y a un tournoi demain. »Emilie

« La compétition ne s’est pas arrêtée pour nous. Mais l’année passée, nous avions un très bon suivi de notre staff qui nous donnait un programme adapté à chacune et ils demandent beaucoup de feedback donc nous sommes suivies au quotidien afin d’être bien préparées. »Eugénie

Comment rester motivé·e pour le second quadrimestre ?

Garder la motivation sur le long terme, c’est nécessaire pour tout.e sportif.ve de haut niveau. Nous leur avons donc demandé si elles avaient des conseils à te donner pour garder la foi pour le second quadrimestre…

« Ne surtout pas lâcher même si on sait tous que c’est des années difficiles et que le contexte n’est pas favorable à notre réussite, travailler en groupe, s’entraider du mieux qu’on peut ! »Victoire

« Cette situation est très compliquée pour moi. Le sport a toujours été un moment d’échappatoire et un moment pour décompresser. Actuellement, cela n’est pas possible d’aller à mes entraînements mais j’ai besoin de bouger, surtout après une longue journée passée à mon bureau devant l’ordinateur. Donc je m’entraîne seule chez moi mais cela reste tout autant important et décompressant. Donc, ce que je conseille, serait de continuer à bouger, à aller courir 30 min, 5 km ou 10km, autant que vous voulez ou faites de la muscu ou du yoga, … Faites quelque chose que vous aimez surtout ! Il faut essayer de se donner des objectifs et alors là, cela devient tout de suite plus amusant 🙂 »Idjy

« Maintenez le cap, croyez en vous, vous pouvez le faire. Vous êtes la seule personne responsable de votre futur, il est important de se rappeler pourquoi vous vous êtes inscrits à cette formation cela doit être une source de motivation à chaque moment. »Awa

« Apprendre de ses erreurs et trouver des solutions pour le second quadrimestre. Les cours à distance donnent parfois l’impression qu’on a plus le temps, mais au final, il est nécessaire d’être rigoureux et bien organisé pour éviter d’être submergé en fin de quadrimestre. Faire des programmes hebdomadaires mêlant cours à distance, cours en présentiel et les entraînements permet de mieux se rendre compte de tout ce il y a à faire. »Emilie

« Il est important de rester positif face à la situation actuelle qui n’est pas évidente mais vous êtes entouré de vos proches et c’est le plus important. N’oubliez pas de prendre le temps pour vous, de sortir courir pour se dépenser, de prendre un bon bain pour se relaxer, de rigoler pour amener de la joie, de faire un bon jeu de société pour se retrouver en famille, etc. Et n’oubliez pas que tout est possible dans la vie et que c’est en se donnant à fond que l’on y arrive. Ma grand-mère disait toujours «On ne connaît pas la valeur du bonheur tant qu’on a pas été aussi malheureux». Donc sachez que si ça ne va pas aujourd’hui, votre vie sera meilleure demain. Ne jamais laisser tomber. Allez jusqu’au bout, croyez en vos rêves. »Eugénie

Et pour finir, quelle réflexion voudrais-tu nous partager au sujet du sport au féminin ?

« Le sport féminin est encore trop souvent négligé et délaissé. La médiatisation télévisuelle a un impact majeur sur le développement d’une pratique sportive et ici le sport féminin est beaucoup moins retransmis que le sport masculin. Ainsi de grandes inégalités perdurent encore actuellement. »Victoire

« Le sport a été pour moi une manière d’avoir de plus en plus confiance en moi. Lorsque j’ai commencé, je jouais avec le groupe des débutantes, ce qui est normal. Mais après 1 an, l’équipe de D1 m’a proposé de venir jouer avec elles et cela m’a permis d’évoluer tellement vite qu’un an plus tard, j’étais désignée MVP (Most Valuable Player) de l’année. Cela m’a montré qu’avec de l’envie, de la persévérance et du travail, tout est possible. Cela m’a donné l’envie de continuer à travailler encore plus dur pour pouvoir atteindre un niveau de plus en plus élevé. »Idjy

« Qu’il s’agisse de sport féminin ou de sport masculin, il s’agit de sport avant tout. Il s’agit de se dépasser soi-même et de sans cesse s’améliorer. C’est vrai que pour le moment, au vu de la situation, les entraînements et surtout les sacrifices peuvent ne pas avoir de sens, mais la passion continue de nous faire avancer et nous permet de nous dépasser. »Emilie

« Il y a beaucoup de suivi masculin, de salaire, etc. mais presque rien chez les femmes même lorsque cela fait des années que vous êtes au plus haut niveau. Les femmes ne sont pas assez mises en avant et on n’est pas assez reconnaissant envers leurs batailles. » – Eugénie

Nos étudiant.e.s ont du talent #1 Portrait de 5 étudiantes sportives de haut niveau
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